6 mois après, on en est où?

Voilà maintenant 6 mois que j’ai commencé ce blog. 6 mois que nous n’achetons plus dans les grandes enseignes, 6 mois que nous ne nous habillons qu’avec ce que nous avons, ce que nous trouvons d’occasion, ou ce que je couds pour ma famille. J’aimerais aujourd’hui faire avec vous un petit bilan à mi-parcours.

Déjà un grand merci à vous qui êtes toujours plus nombreux à venir visiter ce blog, merci pour vos commentaires et encouragements! Vous êtes entre 100 et 300 par jour à venir vous promener par ici et rien ne peut me faire plus plaisir que de vous lire, et réaliser que c’est possible à notre niveau à tous de changer, un petit peu, le monde dans lequel on vit ^^ 

Pourquoi je pense que la couture peut changer notre mode de consommation:

En couture, on doit toujours trouver à un moment un tissu, c’est certain. A moins de se lancer, comme eux, dans la Trashion, ce tissu aura été produit et teint, quelque part, par quelqu’un, dans certaines conditions, avec un potentiel impact sur l’environnement. Pareil, le coton aura été cultivé, quelque part.

Un achat de tissu impulsif peut s’assimiler à un achat impulsif chez H&M. Oui, mais. Toute la beauté de la couture c’est de nous donner une liberté incroyable dans nos choix. Parce qu’on choisit la forme, et le tissu. Voire même, pour les plus aguerries, on peut faire coller parfaitement la coupe du vêtement à sa morphologie.

Dans un premier temps, on achète le patron qui nous fait rêver. Mais pas de rush. Le patron ne va nulle part. On ne parle pas de la robe de chez Zara qui ne sera plus là dans quelques semaines. Et puis après on réfléchit. On prend le temps. Le patron reste bien sagement dans le tiroir (ou sur votre disque dur!) puis, sur les conseils de matières du designer, on commence les recherches de tissu, déjà dans la pile à la maison, puis dans les magasins (pour celles qui ont cette chance), ou sur internet. Et on a le luxe en couture de pouvoir se payer quasiment n’importe quel tissu. De pouvoir se payer la qualité. Des matières nobles, et naturelles. Pour le prix d’une robe en synthétique chez Zara, tu as facile 2m d’un tissu magnifique et de superbe qualité (Ok peut-être pas d’un sublime brocard de soie). Et puis c’est pareil pour les petits détails. Franchement vous avez déjà vu sur du prêt-à-porter de masse, des boutons aussi sympas que dans votre mercerie préférée?

Et au final, pendant tout le temps qu’il aura fallu pour élaborer le vêtement, notre cerveau aura été en marche. J’ai vu ma créativité, laissée partiellement à l’abandon pendant des années avec la routine métro-boulot-dodo, se voir décuplée depuis que j’ai commencé ce challenge. Et quel plaisir de voir son esprit imaginer une robe le soir. Parce qu’avant d’acheter quoique ce soit, en général, l’esprit aura été bercé par des dizaines d’influences, d’images que l’on aura vues dans la journée, dans la rue, sur les blogs, sur pinterest (pour celles qui l’utilisent) ou sur instagram. Quel luxe de pouvoir suivre qui l’on veut sur instagram. Je suis par exemple Roland Mouret ou Erdem, juste pour les idées. Et pour autant, je ne les connais pas, et je ne pourrais probablement pas me payer une robe chez eux!

La couture nous offre une liberté incroyable, une liberté de créer et un moyen de s’approcher du prêt-à-porter de luxe, sans pour autant casser la tirelire. Vous noterez que je n’ai pas écris « haute-couture », parce que là on ne joue pas dans la même catégorie. Si vous n’avez pas encore vu « Dior et moi« , et que vous êtes une amoureuse de la couture, il faut le voir. Pas vraiment pour Raf Simons, mais pour l’atelier et les couturièr(e)s tout en haut de la maison Dior…

La couture, aussi, demande de la discipline. Du dépassement de soi et un découd-vite. Parce que chaque projet est un nouveau projet, chaque tissu est un nouveau tissu qui demande de nouvelles connaissances. Tout est à refaire à chaque fois. On ne coud pas la crêpe de soie comme on coud un sweatshirt en coton, ou une chemise. Du coup, forcément, si on doit coudre pour sa famille on s’organise. « Tiens ce week-end je vais faire pour mon mari une veste, un pantalon, et une chemise ». Ce genre de phrase tu oublies. Ton mari n’aura que ce dont il a besoin, et puis il ne l’aura pas ce week-end, il l’aura dans 2 semaines, si tout va bien. Par la couture on redonne aux vêtements un sens, une âme et une valeur, qu’ils avaient peut-être perdus en étant produits en masse dans des mauvaises conditions dans les pays en voie de développement.

Ce que la couture a changé chez nous:

Je pense qu’il y a plusieurs facteurs qui contribuent à l’épanouissement personnel. Les multinationales ont tendance à vouloir nous faire croire que la consommation est la clef du bonheur, 6 mois après, je peux vous affirmer que c’est complètement faux. Et j’irais même plus loin, la consommation nuit au bonheur. Elle nous ruine financièrement parlant, nous éloigne de l’essentiel et nous fait perdre notre temps. Le bonheur je le vois plus dans l’épanouissement familial, affectif, social ou intellectuel. Si vous n’avez pas regardé le film événement de Yann Arthus-Bertrand « Human », qui est un peu long, je vous conseille de juste regarder cet interview, celui de Pepe Mujica, qui est bouleversant de justesse, de vérité et qui résume tout. Je crois que c’est la version longue:

Je pense que le sevrage de cette société de consommation est comparable au sevrage pour n’importe quelle autre dépendance. Nous on a pu le faire facilement car nous étions arrivés au point ultime de l’écœurement comme nous vivons à côté du pire centre commercial de Hong Kong: Citygate (et encore pire que Citygate, Citygate pendant la Golden Week…). On a fait une overdose. Mais j’imagine que pour beaucoup de personnes, qui passent juste le matin devant des superbes petites boutiques de Bordeaux ou Strasbourg, ce serait plus difficile. Voire impossible.

Mais après le sevrage, c’est le bonheur. La liberté retrouvée. La liberté de ne plus avoir besoin de quelque chose. Le détachement par rapport aux choses. Le bonheur on le cherche dans les choses plus profondes. Le rattachement aux choses qui ont vraiment de la valeur pour nous. Après nous ne sommes de loin pas détachés entièrement de la société de consommation, ne serait-ce qu’en achetant du tissu on y participe toujours, mais notre point de vue a changé. Et nous ne contribuons plus au système effrayant de la Fast Fashion.

Ça a eu plusieurs impacts: Financièrement, on fait des économies substantielles. C’est tellement facile de se retrouver à dépenser 50 euros, quand un T-shirt coûte 10 euros. Quand tu couds c’est différent, tu réfléchis avant de coudre, tu sais que tu en as pour plusieurs jours, donc tu ne fais que ce que tu veux vraiment. J’espère pouvoir vous proposer bientôt un tableau comparatif de ce qu’on a dépensé vs ce que l’on aurait dépensé en magasin. L’argent économisé en habillement, on peut alors l’utiliser dans une alimentation saine qui nous fait nous sentir bien (le bio coûte un bras à Hong Kong), dans des accessoires de qualité fabriqués dans des bonnes conditions, des beaux voyages ou tout simplement le mettre de côté pour plus tard.

Une autre conséquence: On s’habille mieux. Parce qu’encore une fois on prend le temps de réfléchir à ce qui nous manque dans la garde-robe, à ce qui nous va vraiment avant de s’y mettre. Notre garde-robe est mieux assortie, avec des pièces uniques et les tissus sont de meilleure qualité. Et on prend plus soin des vêtements faits main.

Et puis comme je vous le disais avant, la couture booste la créativité, mais pas que la mienne. Mon mari s’intéresse maintenant vraiment plus à la photo, et participe aussi dans le choix de ses vêtements. Même s’il ne peut pas passer autant de temps qu’il le voudrait pour créer des choses, l’envie y est. L’envie de construire des jouets pour la petite, des meubles pour la maison. Et nous sommes en train de chercher des solutions pour pouvoir faire ça à Hong Kong. Car oui malheureusement, autant la couture est faisable en appart, autant poncer du bois peut poser problème…

C’est là qu’on aborde le chapitre des limitations.

Les limites de ce challenge:

Oui l’appart est toujours en fourbi. Nous n’avons « qu’un » 65m2 (ce qui est déjà énorme ici), mais mal agencé, et on se retrouve toujours avec la planche à repasser qui bloque le passage, et du fil/des bouts de tissu partout. Ça ma fille le verrait comme un point positif, car elle essaie toujours d’attraper les petits morceaux de fil/tissu tombés par terre pour les machouiller.

Aussi, on est limité par ses propres capacités. Peut-être qu’après avoir acquis plus de pratique j’oserai m’attaquer à des modèles, qui, pour l’instant me font peur. Sur certains vêtements, les finitions que j’ai réussi à obtenir ne me satisfont pas complètement mais j’espère qu’elles seront de mieux en mieux, avec l’expérience. Les limitations sont aussi matérielles, comme les limites de sa machine à coudre. Ou de ce qu’on achète. Vous vous rappelez du super bermuda pour mon mari? Une semaine après, le bouton acheté à Sham Sui Po a cassé. Le bouton était probablement fait en masse quelque part en Chine dans un matériau bien pourri.

La découverte d’un nouveau monde et d’une nouvelle communauté:

Mais globalement, cette expérience est jusqu’à présent archi-positive. En plus de tous les points cités plus haut, j’ai découvert une chouette communauté, celle des couturières 🙂 On se donne des conseils, se serre les coudes, se complimente, s’encourage, et tout ça, toute cette bienveillance, ben ça fait se sentir super bien!

Alors 6 mois après, quels sont vos posts préférés…?

Vous adorez la couture femme et les tutos! Et vous montrez beaucoup d’intérêt pour les posts engagés et informatifs car le post sur le défi 365 jours de fringues d’occasion de Christina Dean (Redress) est le 10ème post le plus lu! L’article sur le mini docu Unravel et les Ecochic Design Awards est lui 8ème!

Mais c’est vraiment la couture femme qui attire le plus de visiteurs avec 5 posts de couture femme qui viennent truster le top 10: la petite robe rouge de Vanessa Pouzet (7ème), la blouse Marthe Batik (6ème), le top col V Burda (5ème), le petit dernier le pantalon Moji qui se hisse direct sur le podium à la 3ème place et la maxi-robe Birdsong (2ème). Les tutos aussi se débrouillent très bien avec le petit pantalon carotte en 6-12 mois qui arrive en 9ème position des posts les plus lus, et les caleçons La Modette facon Baleno qui arrivent eux en 5ème position!

C’est donc pas surprenant si le post le plus lu qui a attiré plus de 600 visiteurs c’est le tuto du sac de plage façon Pliage de Longchamp!! Et ça tombe bien, car je suis en train de vous préparer 2 nouveaux tutos qui devraient arriver très bientôt! 🙂

Et vous ça vous dit?

Tenté(e)s par l’expérience? Pas forcément pour un an, mais déjà un mois c’est chouette, les règles du jeu sont simples:

Plus d’achats compulsifs, on identifie les besoins pour la famille/les enfants/le compagnon/la compagne puis: Soit on utilise ce qu’il y a dans la garde robe, soit on récupère/achète d’occasion, soit on coud (on tricote pour celles qui ont le courage!), soit (surtout valable pour les accessoires, ou les tricots chez nous) on achète chez une marque qui respecte les hommes et l’environnement. On passe devant chez H&M, Gap ou Zara et on résiste!

Et puis si vous êtes sur Instagram, n’hésitez pas à partager! #ledefiuneanneedecouture #oneyearofsewingchallenge

Encore merci, très belle journée et à très bientôt!! 🙂 🙂 😉 ❤ ❤ ❤

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16 commentaires sur « 6 mois après, on en est où? »

  • J’ai découvert ton univers par le biais du defi pour la fashion révolution lancé sur Instagram. Je découvre ta démarche. je n’ai jamais été une grande Addict de shopping. La couture découverte il y a quelques années ouvre tout un champ de possibles pour personnaliser une garde-robe éthique et durable. Depuis quelques mois, je franchis le « cap » de coudre pour moi et je découvre l’univers des tissus oeko, Gots de bien meilleure qualité que ce que je trouvais dans les magasins de tissus près de chez moi… Pour l’instant, par manque de temps et de confiance, je couds peu mais j’y pense beaucoup, je repère de beaux tissus, de chouettes patrons. Merci pour ton blog, je vais suivre avec beaucoup d’interet la suite de tes aventures couturesques;-)

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    • Bonjour Mathilde, merci beaucoup pour ton message! Quel plaisir de te lire ^^ Oui ca change tout de savoir coudre, des qu’on a passe un petit cap technique, un monde de liberte et un ocean de choix s’ouvre a nous 😉 Des jolies coupes, des motifs bien raccordes, des belles finitions, des tissus de super qualite, et une tenue exactement telle que l’on se l’imagine ❤ ❤ Et qu'on aimera plus que n'importe quelle tenue on aura pu acheter parce qu'on y aura mis du temps et bcp d'amour 🙂 Bonne couture!!

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  • Superbe témoignage et chouette partage ! Nous sommes dans le même type de réfléxions mon mari et moi et avançons pas à pas dans le même type de direction. Cela fait du bien de lire d’autres âmes en quête de sens et de logique dans cette société qui tourne à l’envers (point de vue humanité en tout cas). Je viens de te découvrir par Thread and Needles et c’est une belle découverte ! Belle continuation, continue à nous communiquer ton expérience !

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    • Bonjour, merci pour ton commentaire, et je suis 100% d’accord avec toi! J’ai l’impression souvent aussi que tout tourne a l’envers, et qu’on a parfois un peu perdu le sens de ce qui compte vraiment, de ce qui est vraiment important. On se perd dans une societe de consommation qui au final, ne resoud aucun probleme, et qui en a cree plein. Ca me fait vraiment plaisir en tous cas, de te lire et de voir que d’autres personnes aussi dans le monde veulent faire changer les choses. On se cache souvent derriere le pretexte qu’on ne peut rien faire pour changer le monde a notre niveau, mais ce n’est pas vrai, par nos choix, et a chaque achat que l’on fait, on decide du monde dans lequel on souhaite vivre. Tres belle continuation a toi aussi 🙂

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  • Je ne penses pas avoir jamais été adepte de la consommation à outrance (sans doute une question d’exemple parental, et pourtant mes parents consomme beaucoup, chacun à leur manière propre). Mais il est vrai que lorsque j’habitait près d’un centre commercial que j’étais obligée de traverser pour atteindre le supermarché (pas d’autres magasins alimentaire dans les parages immédiats, et pas de moyens de locomotion à ma disposition), plus d’une fois je me suis retrouvée à achter des vêtements dont je n’avais pas besoin, parce que « j’en avais envie », « de toute façon ce n’était pas cher », « j’avais besoin de me remonter le morale »… Et bien souvent, ces vêtements étaient portés une fois, puis remisés au fond de l’armoire, parce que de mauvaise qualité, pas adaptés à mon style, et presque toujours doublons inutiles de ce que j’avais déjà.
    Et j’achetais aussi de trop dans d’autres dommaines: livre, CD, DVD (« oui mais c’est de la culture, ça ne compte pas! »), technologies (« oui mais mon ordinateur devient trop lent »), accessoires de cuisine (« mais c’est parce que j’aime cuisiner, c’est un hobby »)

    L’achat de ma première machine à coudre (et la prise de conscience sur les conditions de fabrication de la fast-fashion) à mis presque fin à ces pulsions, non pas parce que je me suis mise à produire mes propres vêtements du quotidien, simplement parce que je me disais « je ne vais pas mettre 25 euros dans un tshirt mal coupé cousu par un enfant Chinois sous-payés, alors que je peux le faire moi-même! » (l’astuce étant que je ne le faisais JAMAIS!), simplement parce que je les ai reportées sur la couture justement! Je me suis mise à acheter beaucoup de tissus, à coudre des modèles très jolis, mais qui ne me convenaient pas (des robes, alors que je suis 90% du temps en jeans-tshirt). Bref, j’ai reproduits mes erreures de consommation dans mes comportements de couturière.

    Et puis j’en ai eu marre… Marre de ne jamais porter plus d’une fois mes vêtements parce qu’ils n’étaient pas adaptés à mon mode de vie, marre de mes trois cartons de tissus qui me culpabilisaient, marre de consommer encore et toujours. Petit à petit, je me suis mise à coudre « mieux », de façon plus réfléchie. Je me suis mise à faire du shopping dans mes malles à tissus, j’ai usé jusqu’à la trame mes vêtements achetés en magasins (et pour la plupart, il n’a suffit que de quelques sesssions de portage-lavage pour qu’ils soient ruinés). Et ce ras-le-bol du trop s’est ressenti sur tout: marre des objets de décos qui encombre ma place, marre des bijoux de pacotille que j’achetais parfois parce qu’ils allaient bien avec UNE tenue, marre de ma collection de sacs à main alors qu’au bout du compte j’utilise toujours le même, marre d’avoir TROP de choses.

    Le départ en Nouvellle-Zélande à été l’occasion d’un immense tri, d’un nettoyage par le vide. Tout à été vendu pour un prix dérisoire, donné, laissé en dépot le temps de notre absence chez des amis qui en auraient l’utilité, et seuls quelques meubles et vêtements ont été stockés chez mes parents. Je suis fière de dire que je n’ai jeté que ce qui n’était vraiment pas récupérable.

    Une fois arrivée en NZ, on à repris tout à zéro: la maison à été meublée en seconde main (et pour un prix dérisoire), on s’est contenté des vêtements qu’on avaient apportés dans nos valises, et on n’a presque rien acheté (bon, ok, quelques vêtements, les vieux démons ne sont jamais loin, mais ça ne dépasse pas 10 pièces sur deux ans, avec dans le lots des trucs « nécessaires »: vêtements de sports, jeans,..). Comme on sait qu’on ne resetra pas éternellement dans ce pays, on n’a investi dans rien de superflux, et même notre confort pourrait paraître « spartiate » pour les Européens nantis et surconsommateurs que nous étions avant.
    Seul consession à tout ça, la MAC neuve que mon compagnon m’a offert lorsque j’ai obtenu mon titre de Docteur en Biologie. Et là aussi, cette envie de « moins » s’est ressentie, puisque j’ai choisi un modèle mécanique très simple, alors qu’en Belgique je possédais un modèle électronique haut de gamme. Et au bout du compte, j’en viens à préférer ce modèle basique, qui me permet de coudre des vêtements adaptés à mon style et que je porte VRAIMENT au quotidient (j’estime porter du me-made 5jrs/sem en moyenne).

    Je me rends compte que jamais nous n’avons décidé sciement de nous imposer cette expérience de la récession, mais que ça c’est fait petit à petit. Le fait que je n’ai plus aucun revenus depuis 18 mois y contribue, tout comme le fait de savoir que nous ne resteront pas ad-vitaem en NZ. Et nous sommes tous les deux intéressés par ce que j’appelle « l’anarchie douce », le fait de vouloir être dépendant du système. Ça se traduit par la volonté de ne plus dépendre des grandes marques et des cuircuits de production-vente classiques. Et donc, de privilégier le hand-made (les vêtements, l’alimentaire à base de produits bruts), la production personnelle (le jardin potager), les circuits courts (l’achat aux producteurs), etc.

    Bref, un bien long commentaire pour expliquer comment mon compagnon et moi en sommes venus à suivre une logique similaire à la tienne!

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    • Coucou! Merci pour ton commentaire et felicitations pour cette demarche! Quel courage de vouloir tout faire soi-meme et etre independants du systeme!! Nous on a encore du chemin a parcourir 🙂 Mais oui en effet, quand on commence a reduire sa consommation et savoir faire des choses soi-meme, on y prend gout! Profitez bien de la Nouvelle-Zelande, c’est un pays sublimissime!!! 🙂

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  • Merci pour cet article qui m’a bien fait réfléchir et m’a donné envie de te raconter un peu mon expérience. 😉
    J’ai longtemps rêvé d’habiller mes enfants juste en home-made mais je me suis heurtée à mes limites, à la fois en compétences et surtout en temps… trois loulous, ça fait une drôle de garde-robe à faire ! Et des soucis de santé m’obligent pour l’instant à renoncer à la couture… et pourtant, en te lisant, je me rends compte que cette démarche que j’ai entreprise il y a plusieurs années maintenant sans y avoir mis de nom (peu d’achats, le plus possible de home-made) m’a permis d’avancer de manière générale et que cela se répercute y compris à l’achat.
    C’est finalement le regard sur le vêtement qui change : le vêtement devient quelque chose de précieux, auquel tu réfléchis et rêve beaucoup avant de le faire ou l’acheter et que tu as plaisir à mettre ensuite…
    Je n’ai jamais passé autant de temps à regarder des magazines de mode (j’adore Milk), et le fait de savoir faire me permet de voir comment réaliser moi-même des vêtements qui seraient complètement hors budget. En même temps, suivre des blogs de couture emmène en dehors des modes et enrichit beaucoup les pistes créatives. Au final, la garde-robe de mes loulous est un mélange de vêtements home-made (les pulls, bonnets, écharpes… c’est que du home-made ici, parce que le tricot est vraiment mon activité favorite, encore plus avec mes soucis de santé), de vêtements donnés, de prêt à porter de qualité (j’achète beaucoup par correspondance parce que c’est pratique, sans être sûre des conditions de fabrication malheureusement… mais dont je connais la qualité qui va leur permettre de durer dans le temps et de passer d’un enfant à l’autre). Et le home-made permet des pièces avec beaucoup de personnalité (j’adore les modèles de Grains de couture pour ça).
    Et mes loulous, surtout le plus jeune qui n’a connu que ça, ont un rapport particulier avec leurs vêtements, parce que c’est maman qui l’a fait… et ne se gênent pas pour me demander des choses d’ailleurs. 😛
    Mon mari n’a pas forcément plongé dans la mode mais il est incollable sur le vocabulaire couture ou tricot.
    Et j’aime toujours faire du shopping… mais je dois le faire… une fois par an ? Et j’en tire bien plus de joie quand je voyais des boutiques tous les jours, parce que ça devient un moment exceptionnel généralement partagé avec une amie que je ne vois pas souvent. 😉
    … bref, ton expérience me permet de réaliser que malgré toutes les limites que je trouve à ma démarche, je suis sur le même chemin que toi ! Par contre, j’ai clairement des progrès à faire en couture femme… il va falloir que je pratique. 😉

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    • Bonjour Annette, mille mercis pour ton temoignage!! Ca fait tellement plaisir de lire vos histoires! Je pense qu’on est arrive a la limite niveau surconsommation et il y a vraiment un vent qui souffle de renouveau, de retour aux choses simples, bien faites, a la qualite 🙂 En tous cas felicitations parce que 3 petits bouts c’est sport!! 🙂 tres bonne continuation, et en esperant que tu te remettes vite! Et tu verras la couture femme, on y prend gout ^^

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  • Très belle démarche. Si la prise de conscience était importante, peut-être que l’industrie textile française renaîtrait de ses cendres…

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  • Quel beau bilan, et je dois t’avouer que ton arrivée sur la blogosphère m’a totalement redonné une énergie créative, et poussée à reconsidérer ma manière de consommer. Ca fait des années que je n’achète plus vraiment de vêtements neufs, mais je me posais assez peu de questions sur mes achats de tissus et mercerie… j’ai maintenant pris la résolution d’utiliser d’abord le stock, et de n’acheter que des matériaux éthiques/responsables et d’excellente qualité à present, quitte à dépenser un peu plus, mais moins souvent. Et de fil en aiguille ( 😉 ) je réfléchis aussi à ce que l’on mange, les bricoles qu’on achète au quotidien, en a-ton vraiment besoin, où sont-elles faites, et comment ? Donc je te dis un grand merci ma Sonia pour cette belle plateforme d’inspirations, d’information et de très belles realisations que tu as créé, et te dis bon courage pour les 6 prochains mois ! Mais quelque chose me dit que tu ne va pas t’arrêter là… 😉 xxx

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    • Rhoooo mille mercis Violaine!!! Je suis ravie si ce blog t’a redonne ton energie creative car tu es tellement archi douee, c’est un vrai plaisir de voir tes creations!!! Et super si tu regardes plus la provenance des choses que tu achetes, mais mon petit doigts me dit que tu le faisais surement deja avant 😉 gros bisous!

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