Zoom sur: Gypsied et l’artisanat textile asiatique

GYPSIED 5Aujourd’hui, en tant qu’amoureuse folle de beaux tissus et fervente défenseur des droits des travailleurs textiles, je suis trop trop heureuse de vous présenter Gypsied!! Gypsied est une jeune marque basée à Singapour dont le but est de perpétuer le riche savoir ancestral des artisans du textile asiatiques. Gypsied propose des accessoires absolument uniques, faits en sublimissimes tissus édités en très très petite quantité (1 voire 2m!). Les tissus sont faits main par des artisans asiatiques, et les accessoires cousus avec amour par Aqilah, la fondatrice passionnée de Gypsied. Gypsied c’est en quelques sortes de l’ultra slow-fashion 🙂 ❤

Today, as a beautiful fabrics lover, and an ethical fashion advocate, I am thrilled to introduce Gypsied!! Gypsied is a young brand based in Singapore whose aim is to keep the asian textile traditions alive. Gypsied offers unique accessories, made from gorgeous fabrics that are edited in very very small quantities (maybe 1, or 2meters maximum!). The fabrics are all hand-weaved / printed by talented asian craftsmen, and the accessories are then sewn by hand with love by Aqilah, Gypsied’s passionate founder. Gypsied it is in some ways a label of ultra slow-fashion 🙂 ❤  

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Une année de couture… Déjà!!

C’est nous! Croqués par @mrsmonkeyiscrafty 🙂 Elle vous plait cette illustration? Nous on l’adore!! ❤ ❤ It is us! Sketched by @mrsmonkeyiscrafty ❤ ❤ This long article will be translated in English soon ^^

Un an de blog déjà!! Un an qui nous a semblé être une semaine ^^ Un an à ne pas avoir mis les pieds dans un H&M et tous les autres magasins de grandes chaines de fast-fashion (vêtements produits en masse, de façon obscure). Un an que je couds les vêtements dont nous avons besoin, que nous récupérons des habits de seconde main (surtout pour la puce qui grandit comme un champignon), et que nous achetons, avec les économies réalisées, ce que je ne peux pas faire auprès de marques responsables (comme des tricots, accessoires, chaussures de qualité) pour les encourager et les promouvoir. Un an de fourbi perpétuel dans le salon (vous savez ce que c’est la table à repasser les filles et les petits bouts de tissu et de fil partout 😉 ?) dans notre tout petit appart de Hong Kong. Un an à devoir pousser tous les meubles pour pouvoir découper un tissu un peu trop long. Un an à se casser le dos en le faisant par terre. Un an à faire la chasse aux épingles pour les retrouver avant que bébé ne le fasse.

Et une chose est sure, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde!! Quel plaisir d’avoir le luxe de pouvoir choisir la coupe et le tissu du vêtement, de pouvoir le faire sur-mesure, d’acheter une matière de qualité, du Oeko-Tex, ou du GOTS, et de pouvoir créer un vêtement responsable abordable pour moins de la moitié du prix du même en magasin. Quel luxe d’avoir le temps de réfléchir aussi, de prendre le temps de choisir son patron, celui qui nous ira bien, et le tissu qui tombera parfaitement. De prendre le temps de développer une relation d’amour avec le vêtement qu’on est en train de créer. Le fait-main est probablement l’un des plus belles armes contre la fast-fashion, je voudrais juste citer Orsola de Castro qui résume tout très bien:

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La magie du crowdfounding :)

[Photo du carré Pas de Deux de Petitjean Paris, qui propose une ligne en soie hyper canonissime Made In France avec des détails sublimes.  Avec une première collection qui s’inspire en plus du Jura (je suis de Franche-Comté), impossible pour moi de ne pas les financer. Leur campagne sur Kickstarter a été un succès, et vous pouvez à présent retrouver leur collection sur leur site.]

La semaine de Fashion Revolution s’achève tout juste, et j’ai pu me rendre compte via le Makers x FashRev challenge qu’il y avait vraiment un engouement pour la consommation raisonnée, réfléchie et responsable. Que vous débordiez d’idées géniales pour faire durer vos vêtements préférés et tirer le maximum de vos coupons.

Bref, on est super nombreux sur cette blogosphère à vouloir consommer moins et mieux. Ce qui est merveilleux, c’est que de nos jours, on peut très facilement encourager les initiatives qui vont dans ce sens grâce au Crowdfounding (Financement participatif).

Je suis ferme partisane de la croissance verte. Je suis persuadée et convaincue que le développement économique peut se faire en harmonie avec la planète. Qu’il ne faut pas revenir en arrière, mais au contraire aller plus loin grâce à nos nouvelles connaissances. Que l’agriculture devienne plus propre tout en gardant des bons rendements grâce aux connaissances acquises sur la biodiversité et les écosystèmes (apparemment nos connaissances doubleraient tous les 5 ans!). Que les énergies renouvelables se développent et puissent un jour nous suffire. Que l’on invente des avions qui n’utilisent plus d’énergie fossile. La France, pays qui déborde de savoir-faire et d’excellentes écoles/universités devrait mettre le paquet là dessus. Je rêve d’un homme politique qui en fera son programme. Notre président avait mollement utilisé ces 2 mots magiques lors des vœux de la nouvelle année mais pour l’instant on n’a pas vu grand chose.

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Entretien avec Christina Dean, fondatrice de Redress

Mardi, c’était la journée des femmes, pour l’occasion je vous propose d’en découvrir un peu plus sur une femme engagée qui fait un boulot extraordinaire pour changer l’industrie de la mode et du textile. Petit entretien avec Christina Dean, fondatrice de l’ONG Redress. Christina Dean est devenue particulièrement médiatisée après le défi « 365 jours de vêtements d’occasion » dont nous avions parlé il y a quelques mois. Tous les liens cités sont donnés à la toute fin de l’article.

L’entretien était mené en anglais, mais je vous propose de trouver la version française juste en dessous, un peu plus loin 🙂

Last Tuesday was women’s day and I had the chance to meet with Christina Dean for this occasion. Interview with this very commited woman who founded NGO Redress, an NGO promoting a more sustainable fashion through waste reduction. Christina got particularly mediatised after the « 365 days of secondhand challenge » that we talked about a few months ago in this blog. All the links to the brands/NGO mentionned in the interview are given at the end of this post.

 

Hi Christina, can you tell us a bit more about you and what made you create Redress?

I used to be just a “normal” person, just living. Without a strong passion towards my career. I was a practicing dentist in London. I was young you know, just starting on a new career, and when you are so young you do not know what your career is going to hold for you. But basically I didn’t really enjoy dentistry. So I re-trained as a journalist, and when I moved to Hong Kong, I worked there for a couple of years as a journalist, for many magazines, such as parenting magazines, or SCMP. I wrote about anything, health, travel, environment, best job ever, exploring the world. And in terms of exploring the world I landed upon the issues of China, and not just China, Asia I should say. Having come from Europe (UK), I was brought up in a very healthy environment and I never really have had to question how difficult it would be to live in a place that is not so healthy. So as a journalist I started to investigate about our wastes or how little was done to address it, and I was horrified by what I saw. I needed to do something, I started Redress. Although Redress has a bit of a different history, but that is essentially how it began. The purpose of Redress is to try and reduce wastes in the fashion industry. We try to promote sustainability in the fashion industry through waste reduction, it is particularly important in Asia, as they produce the clothes for the world (specifically China), but not just that, the economy is changing a lot in Asia too, and it is becoming a large consumer market.

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Quoi de neuf en février?

Flyer: Redress

Alors déjà je vous souhaite à tous et toutes une très belle nouvelle année du singe 🙂 Ici on se souhaite « Kung Hei Fat Choy », j’ai oublié de redemander à ma prof de cantonais, mais je crois que c’est lié à l’argent, on se souhaite une année prospère 😉

First of all, I would like to wish you an amazing year of the Monkey 🙂 Here, you say « Kung Hei Fat Choy », I forgot to ask again my cantonese teacher, but I am pretty sure it mean « Prosperous Year », of course 😉

Et comme c’est la nouvelle année ici, et qu’il a fait super beau (quel plaisir Hong Kong quand les entreprises du Pearl River Delta ferment pendant le Nouvel An chinois, que l’air est frais et que le ciel est si bleu…) profitez en aussi pour vous lancer dans un grand ménage de printemps. Vous avez jusqu’à la fin de la semaine pour apporter tous les vêtements dont vous ne voulez plus au Showroom de Yeechoo (nous avions parlé de Yeechoo dans ce post). Redress refait une collecte ce mois-ci, j’étais au tri la dernière fois, et je peux vous assurer qu’ils font un travail extraordinaire! ❤ 🙂 Vous trouverez tous les détails dans le flyer du dessus.

And because it is the new year here and that the sun is shining (Hong Kong weather is beautiful usually during that time of the year, when the Pearl River Delta factories shut down), take the opportunity to sort out and clean up your wardrobe. You have up to the end of the week to bring your unwanted clothes to the Yeechoo showroom. Redress is doing an other collection this month, I was there last time when they sorted out the garments, and trust me they do an amazing job! ❤ 🙂

On reste à Hong Kong pour l’expo « Out to Sea, The plastic garbage project » au Hong Kong Science Museum, jusqu’à mercredi prochain, il faut absolument qu’on y aille ce week-end. Et ce n’est pas seulement à Hong Kong, ce sera très bientôt aussi à Marseille. Et on attend avec impatience le film « A Plastic Ocean ». Hong Kong a grandement besoin de tout ça…

We stay in Hong Kong for the exhibition « Out to Sea, The plastic garbage project » at the Hong Kong Science Museum, until next Wednesday, I absolutely have to go next week-end! And it is not only in Hong Kong, it will be held in Marseille very soon. We also wait impatiently for the movie « A Plastic Ocean ». Hong Kong really needs it…

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Vers la possibilité d’un modèle circulaire?

Ça y est la Hong Kong Fashion Week (enfin je dirais plutôt Fast Fashion Fair de ce que j’en ai vu) a commencé au Hong Kong Exhibition & Convention Center (Wanchai).

Here we go the Hong Kong Fashion Week is on (or I should say the Hong Kong Fast Fashion Fair from what I have seen) at the Hong Kong Exhibition & Convention Center (Wanchai).

Des milliers d’acheteurs du monde entier et de vendeurs (surtout d’Asie) réunis au même endroit, c’est l’occasion pour l’ONG Redress d’essayer de sensibiliser un peu cette audience aux problèmes environnementaux que pose l’industrie de la mode. En effet, l’industrie de la mode et du textile est la seconde plus polluante, après celle du pétrole.

Thousands and thousands of worldwide buyers and sellers (mostly from Asia) will be flowding to the HKCEC, it is therefore the chance for Redress to try and raise awareness amongst this audience about the environmental issues related to fashion. Indeed Fashion is the second most polluting industry in the world, just after oil.

Une conférence était donc organisée pour proposer aux acteurs de cette industrie des pistes de réflexion sur une alternative au modèle de business linéaire que l’on connait: On produit, on achète, on jette. Et pourquoi ne pas fermer cette boucle? Et récupérer et réutiliser les « déchets » comme matière premières?

A conference was therefore organized to speak about a possible alternative business model to the classical: Make, Take, Waste. Instead, why not closing the loop? Collect and recycle our clothing waste to reuse them as production material.

Pour illustrer cet exemple, la responsable chargée du développement durable chez H&M était présente (Hanna Hallin), ainsi que la co-fondatrice de Yeechoo (Shan Shan), le directeur de Bonham Strand (Jong Lee) et Christina Dean, de Redress. Autant j’imagine que vous connaissez tous H&M, autant j’imagine que Yeechoo, ou Bonham Strand ne vous dit pas grand chose si vous nous lisez de France.

H&M sustainable manager (Hanna Hallin), Yeechoo co-founder (Shan Shan), Bonham Strand CEO (Jong Lee) and Christina Dean from Redress were there. I imagine you all know H&M, but you might have probably never heard of Yeechoo, or Bonham Strand.

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Le #30wears challenge et très belle année 2016 :)

Visuel/Graphics: Credit Redress

Je vous souhaite une merveilleuse année 2016, à vous, et à toute votre famille! Que 2016 soit une année très créative remplie de jolis projets pour vous 😉 J’en profite aussi pour vous remercier encore une fois d’être toujours plus nombreux à suivre notre aventure sur ce blog, merci aussi pour tous vos adorables commentaires, vous êtes un véritable moteur ❤ xx

I wish you a beautiful 2016 year, to you and all your family! May 2016 be a very creative year, full of exciting projects for you 😉 I also take this opportunity to thank you so much for being always more to follow our adventure, thanks a lot also for all your so nice comments, they are so motivating ❤ xxx

Et puis aussi….. Les soldes commencent aujourd’hui en France!!! Yeehaaaaa!!!! L’occasion de s’acheter tout plein de petits tops à 10 euros, whoop, whoop. Sauf que… 10 euros par ci par là, c’est toujours 10 euros en moins, et puis, il vient d’où ce top? Les soldes, c’est l’occasion géniale de vous parler du #30wears challenge d’Ecoage. Avant tout achat potentiellement compulsif/impulsif (si l’imprimé est un imprime zèbre ou fluo, l’achat a déjà toutes les chances de faire partie de la catégorie des achats impulsifs), posons nous cette question toute simple: Est-ce que je me vois porter ce vêtement au moins 30 fois dans ma vie? (Attention il y a un piège, cela sous-entend aussi que le vêtement est de qualité suffisante pour résister à 30 machines… 😉 ) Si la réponse est « oui », alors le vêtement a toute sa place dans votre garde-robe, si la réponse est « non » ou « pas sûr », alors autant le laisser sur son cintre (ou en boule dans le bac).

And also…. The sales are starting today in France (and are often on all year round in other countries, so the following applies too 😉 )!! Yeahhaaa!! This is the opportunity to buy lots of little 10 euros tops, whoop, whoop. Except that… 10 euros here, 10 euros there, it is still 10 euros less in the wallet. And actually where is this top coming from? The sales it is the great opportunity also to talk about the #30wears challenge from Ecoage. Before any potentially impulsive purchase (if the top has zebra or fluo prints, the purchase has high chances to belong to the category of the impulsive purchases), ask yourself: Would I wear it at least 30 times? (Be careful there is a trap, as it also means that your item of clothing is of sufficient quality to resist to 30 washes… 😉 ) If the answer is « yes », this item is more than welcome in your wardrobe, but if the answers is « no » or « not so sure », then you might as well leave it on its hanger (or rolled into a ball in the big basket on the floor).

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Mamy Factory et ses pulls 100% Made by Mamie

Cette marque ça fait un moment que je voulais vous en parler, mais notre petit mannequin aurait sûrement un peu grogné si je lui avais mis un bonnet et un pull à Hong Kong en cette saison. J’ai découvert Mamy Factory en cherchant comment j’allais pouvoir habiller la puce cet hiver en respectant mes engagements (comme je ne tricote pas, ou alors il faudrait compter 6 mois pour une manche. Pour un pull bébé…).

STEPHANIE LEONE MAMY FACTORYMamy Factory a été fondé par Stéphanie Leone et s’appuie sur un concept, plutôt simple quand on y pense, mais génialissime. Et si on lançait une marque de vêtements où ce serait des mamies qui tricoteraient pour bébé? Après tout, mamie tricote déjà pour tous ses petits enfants, pourquoi ne tricoterait-elle pas pour d’autres bébés?

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Londres, capitale de la mode éthique et durable?

Photo © Charity Fashion Live Rachel Manns

Depuis que j’ai commencé ce blog j’ai de plus en plus l’impression que Londres est le centre névralgique de la mode éthique et durable. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de la London Fashion week SS16, et alors que le monde (de la mode) entier regarde en direction de la capitale britannique, de nombreuses initiatives ont fusé pour promouvoir une nouvelle mode et un nouveau mode de consommation, plus durable et plus respectueux des gens et de la planète.

Ever since I started this blog, I feel like London is the center of ethical and sustainable Fashion. Today is the last day of the London Fashion Week SS16, and while the whole (fashion) world looks in the direction of the British capital, plenty of initiatives have been taken to promote a new fashion and a new way of consuming. More sustainable and more respectful towards people and the planet.

Ma préférée, c’est le super fun Charity Fashion Live (http://www.charityfashionlive.com/) organisé par la styliste pleine de peps Emma Slade Edmondson. Le challenge, c’est de reconstituer des looks tout fraîchement sortis du catwalk en n’utilisant que les fringues du magasin OXFAM dans lequel elle se trouve. Franchement, j’adore! Le but est similaire à celui de Redress (voir mon article précédent), c’est de continuer à vous faire aimer des vêtements qui existent déjà (faible empreinte carbone comparé à du vêtement neuf) et de vous démontrer qu’il n’y a pas besoin de casser la tirelire, ni de toujours acheter plus, pour avoir un look super pointu et tendance.

My favorite one is the super exciting Charity Fashion Live event, organized by the super dynamic and fun stylist Emma Slade Edmondson. The challenge is to try and duplicate some of the looks freshly out of the catwalk using only clothes and accessories from an OXFAM shop. Honestly? I love it!! The whole point of this is similar to what Redress does (refer to my previous article). It is to encourage people to keep loving and caring about clothes that have already been produced (Low carbon footprint). And demonstrate that you do not need a huge purse, or to buy a lot to get an edgy, trendy and stylish look.

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Detox My Fashion

Tout arrive un peu en décalage à Hong Kong, mais j’ai enfin pu me procurer le dernier Newsweek qui traite dans un dossier de plusieurs pages de la « Toxic Fashion ».

L’article parle d’une province en Inde, autrefois agricole, qui a connu un boom industriel incroyable il y a 20 ans, quand les investisseurs étrangers ont décidé d’y implanter de nombreuses usines textiles, principalement des teintureries, avec les conséquences désastreuses que ça a eu sur l’environnement. Les teintureries ont besoin de beaucoup d’eau pour fonctionner, et en rejettent tout autant, dans les rivières, après l’avoir souillée avec des produits chimiques et autres métaux lourds. Non on ne teint plus les textiles avec du thé, du curcuma, du chou rouge ou des cochenilles écrabouillées…

Outre les 400 tonnes de poissons morts qu’ils ont retrouvés au fond de la rivière quand ils ont drainé le barrage, l’article parle des petits fermiers, qui autrefois, pouvaient vivre de leur production, mais qui, à présent, sont obligés de compter sur l’eau de pluie, pour espérer irriguer leurs cultures, sans les tuer. L’article mentionne aussi l’opacité en matière de sous-traitance, de contrôles du respect des règles environnementales en Inde, la corruption qui y est associée, la difficulté de faire appliquer la loi (avec des ateliers mobiles illégaux de teinture textile) et plus globalement comment les pays occidentaux (les USA en ligne de mire) ont pollué les pays en voie de développement. On sait bien le désastre environnemental que ça crée, mais ça va, c’est pas chez nous… L’article est long, complet, argumenté même si parfois il faut s’accrocher avec l’anglais ou les noms indiens, mais somme toute très intéressant. Il a aussi le mérite de soulever un autre problème lié au secteur du textile que celui des sweatshops, celui de la toxicité des produits utilisés et du traitement des eaux usées.

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