Londres, capitale de la mode éthique et durable?

Photo © Charity Fashion Live Rachel Manns

Depuis que j’ai commencé ce blog j’ai de plus en plus l’impression que Londres est le centre névralgique de la mode éthique et durable. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de la London Fashion week SS16, et alors que le monde (de la mode) entier regarde en direction de la capitale britannique, de nombreuses initiatives ont fusé pour promouvoir une nouvelle mode et un nouveau mode de consommation, plus durable et plus respectueux des gens et de la planète.

Ever since I started this blog, I feel like London is the center of ethical and sustainable Fashion. Today is the last day of the London Fashion Week SS16, and while the whole (fashion) world looks in the direction of the British capital, plenty of initiatives have been taken to promote a new fashion and a new way of consuming. More sustainable and more respectful towards people and the planet.

Ma préférée, c’est le super fun Charity Fashion Live (http://www.charityfashionlive.com/) organisé par la styliste pleine de peps Emma Slade Edmondson. Le challenge, c’est de reconstituer des looks tout fraîchement sortis du catwalk en n’utilisant que les fringues du magasin OXFAM dans lequel elle se trouve. Franchement, j’adore! Le but est similaire à celui de Redress (voir mon article précédent), c’est de continuer à vous faire aimer des vêtements qui existent déjà (faible empreinte carbone comparé à du vêtement neuf) et de vous démontrer qu’il n’y a pas besoin de casser la tirelire, ni de toujours acheter plus, pour avoir un look super pointu et tendance.

My favorite one is the super exciting Charity Fashion Live event, organized by the super dynamic and fun stylist Emma Slade Edmondson. The challenge is to try and duplicate some of the looks freshly out of the catwalk using only clothes and accessories from an OXFAM shop. Honestly? I love it!! The whole point of this is similar to what Redress does (refer to my previous article). It is to encourage people to keep loving and caring about clothes that have already been produced (Low carbon footprint). And demonstrate that you do not need a huge purse, or to buy a lot to get an edgy, trendy and stylish look.

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Trie ta garde-robe et tu seras heureux :)

A l’origine c’est parti d’une discussion avec ma très bonne copine Perrine (@atelierlasauvage) que vous connaissez sûrement car c’est une ancienne de la blogosphère couture (et puis elle est super douée aussi). Elle me racontait qu’en ce moment elle ne jurait que par le bouquin de Marie Kondo sur la magie du rangement. Pour faire court, apparemment tu ne gardes que ce « qui te met en joie ». Bon j’imagine qu’on garde aussi ce qui est nécessaire, car je ne pense pas ressentir de la joie en voyant la serpillère ou l’aspirateur, mais pour autant, ils ont leur utilité.

Initially, it all started from a discussion with my amazing friend Perrine (@atelierlasauvage) that you have to know, even if she blogs in French, as she is very well known in the French sewing blogosphere, and very talented. She was telling me that lately, she reorganized her whole flat thanks to the great book of Marie Kondo about the benefits of tidying. Basically the concept is quite simple. You only keep what « overwhelms you with joy ». I assume you also get to keep what is necessary because I never felt my heart was racing in front of the mop or a vaccum cleaner, yet they have a certain usefulness.

Cette idée m’a du coup trotté dans la tête ces derniers jours, surtout qu’on habite à 3 dans un 4 pièces de 60m2 (oui à Hong Kong, ils casent facile 3 chambres dans 60m2) mal agencé, en climat semi-tropical avec une propension à la moisissure en hiver…

This idea was in the back of my mind these past few days, especially because we live in a 600sqf 3 bedrooms apartment (yes in Hong Kong, they easily fit 3 bedrooms in 600sqf), with a bad layout, in a sub-tropical humid climate where everything tends to mold in winter…

Et je m’étais inscrite pour donner un coup de main à Redress après la Miele Keep Caring Clothing drive ce début de semaine. Techniquement, on ne peut pas dire que j’aie extrêmement aidé comme je ne pouvais venir qu’en fin d’aprem avec mon boulot, mais ça a définitivement fini de me convaincre.

And earlier this week, I volunteered to give a hand to Redress after their Miele Keep Caring Clothing drive. Technically, we cannot say that I actually helped a lot as I could only come mid-afternoons, after my work, but it definitely convinced me I had to do something as well about my own wardrobe.

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Mais que deviennent nos vieux vêtements?

(Photo extraite du film Unravel de Meghna Gupta / Photo taken from the Unravel movie from Meghna Gupta © Unravel)

Avertissement au lecteur: Attention cet article est bourré d’info, d’actu et de liens et à la fin il y a même des patrons gratuits! 😉

Warning for the readers: Be careful this post is filled with info, news and links, and at the end you’ll even find some free patterns to download! 😉

L’autre jour, je recevais un email de Christina Dean de Redress qui me demandait si je serais disponible dans 2 semaines pour donner un coup de main après la collecte de vêtements usagés qu’ils organisent du 7 au 11 septembre auprès des employés d’une vingtaine de grosses entreprises partenaires. Le ‘keep caring clothing drive’, en partenariat avec Miele, l’électroménager que tout le monde rêve d’avoir mais que personne ne peut se payer ;P

The other day, I received an email from Christina Dean from Redress that was asking if I would be available in a couple of weeks to give a hand after the old clothing collection they are organizing from the 7th til the 11th of September amongst the employees of about 20 corporate partners. The ‘Keep caring clothing drive’, in partnership with Miele, the brand of household appliances that everybody dreams to have, but that no one can afford ;p

CLOTHING DRIVE REDRESS

(Poster éducatif de Redress – Educative poster from Redress)

Le but est de collecter les vêtements dont les employés ne veulent plus, de les trier, d’en redonner une partie aux associations locales, et de garder une autre partie pour la « Secondhand pop-up shop » que Redress organise du 22 au 24 septembre à Wanchai, Hong Kong. C’est en partie comme ça que l’organisation se finance.

The purpose is to collect all the unwanted garments, sort them out, then give one part to local charities, and keep the other part for the « Secondhand Pop-up shop » that Redress organizes the 22-24th September in Wanchai, Hong Kong. The profits will help financing the NGO. 

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Detox My Fashion

Tout arrive un peu en décalage à Hong Kong, mais j’ai enfin pu me procurer le dernier Newsweek qui traite dans un dossier de plusieurs pages de la « Toxic Fashion ».

L’article parle d’une province en Inde, autrefois agricole, qui a connu un boom industriel incroyable il y a 20 ans, quand les investisseurs étrangers ont décidé d’y implanter de nombreuses usines textiles, principalement des teintureries, avec les conséquences désastreuses que ça a eu sur l’environnement. Les teintureries ont besoin de beaucoup d’eau pour fonctionner, et en rejettent tout autant, dans les rivières, après l’avoir souillée avec des produits chimiques et autres métaux lourds. Non on ne teint plus les textiles avec du thé, du curcuma, du chou rouge ou des cochenilles écrabouillées…

Outre les 400 tonnes de poissons morts qu’ils ont retrouvés au fond de la rivière quand ils ont drainé le barrage, l’article parle des petits fermiers, qui autrefois, pouvaient vivre de leur production, mais qui, à présent, sont obligés de compter sur l’eau de pluie, pour espérer irriguer leurs cultures, sans les tuer. L’article mentionne aussi l’opacité en matière de sous-traitance, de contrôles du respect des règles environnementales en Inde, la corruption qui y est associée, la difficulté de faire appliquer la loi (avec des ateliers mobiles illégaux de teinture textile) et plus globalement comment les pays occidentaux (les USA en ligne de mire) ont pollué les pays en voie de développement. On sait bien le désastre environnemental que ça crée, mais ça va, c’est pas chez nous… L’article est long, complet, argumenté même si parfois il faut s’accrocher avec l’anglais ou les noms indiens, mais somme toute très intéressant. Il a aussi le mérite de soulever un autre problème lié au secteur du textile que celui des sweatshops, celui de la toxicité des produits utilisés et du traitement des eaux usées.

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Remarkable Lensational

(Toutes les photos sont de Lensational © / All photos © Lensational)

Depuis que j’ai commencé ce blog, c’est incroyable le nombre de femmes que j’ai pu rencontrer, ou dont j’ai pu entendre parler, qui veulent vraiment changer le monde. Bien sûr, personne ne peut changer le monde à lui tout seul, comme ça tout d’un coup, mais j’ai la conviction que c’est l’accumulation de tout plein de petites initiatives positives qui petit à petit, changeront le monde, pour le meilleur.

Ever since I started this blog, it is incredible the number of inspiring women that I have met, or that I have heard of, that really want to change the world. Of course, nobody can just change the world like that, by him/herself, but I am convinced that it is all these little initiatives, all together that will change the world, for the best.

Et aujourd’hui on discute avec l’une de ces femmes, Bonnie Chiu, qui a accepté de prendre un moment pour répondre à quelques questions. Bonnie a fondé avec Peggie Tse l’association Lensational. J’ai connu Lensational grâce au mouvement Fashion Revolution  et Bonnie nous en dit un peu plus ci-dessous ^^ L’entretien est en anglais à l’origine, mais vous le trouverez aussi traduit en français entre crochets.

Today, we are talking with one of these inspiring women, Bonnie Chiu, that took the time to respond to a few questions. Bonnie founded with Peggie Tse the NGO Lensational. I got to know about them thanks to Fashion Revolution, and Bonnie is telling us a bit more about them hereunder ^^

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Fashion Revolution

Certain(e)s d’entre vous connaissent déjà surement, ou auront peut-être même participé au Fashion Revolution Day le 24 avril 2015, et puis d’autres auront vu ces photos accompagnées du reconnaissable « Who made my clothes? » en se demandant de quoi il s’agit.

J’ai décidé de vous parler aujourd’hui, 3 mois après le Fashion Revolution Day, de Fashion Revolution car le 24 avril 2015, ce blog n’existait pas, et puis car tout bientôt j’espère poster un article sur une ONG qui fait un boulot formidable, et qui a participé au projet « Trace My Fashion » lancé par Fashion Revolution. Pour comprendre la suite il faut donc que tout le monde commence par connaître cette révolution 😉

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The Ecochic Design Awards

[English translation available at the end between brackets]

Vous aimez Project Runway? Vous allez a-do-rer les Ecochic Design Awards! Les Ecochic Design Awards, organisés par Redress, c’est un concours de mode ouvert à tous les jeunes créateurs d’Asie et d’Europe, mais pas n’importe quel concours de mode. Aux Ecochic Design Awards, il ne s’agit pas seulement de récompenser le créateur qui a fait la plus belle collection, ou la collection la mieux faite, l’aspect environnemental est fondamental! Il s’agit de produire une mini-collection (présentée lors de la Hong Kong Fashion Week en janvier) qui ait l’impact le plus faible sur l’environnement. Par exemple en recyclant des « déchets » textiles, ou en utilisant des techniques de design comme celle du « Zero-waste » (Zéro déchet).

 

La technique du Zero-Waste, pour la mathématicienne que je suis (mais pas que!) est absolument passionnante, il faut imbriquer les formes du patron de façon à ne générer que très peu (ou pas du tout) de chutes lors de la production du vêtement. Je vous encourage à googler « Zero-waste fashion », c’est impressionnant ce que certains designers arrivent à faire, comme Carlos Villamil, Zandra Rhodes (qui a fait une collection avec People Tree: encore eux!)  ou la designeuse néo-zélandaise Holly McQuillan. D’ailleurs, très bientôt elle va mettre en opensource les patrons de 7 pièces zero-waste sur le site Make Use. On y retrouvera robe, pantalon (je suis curieuse de voir comment elle le fait celui-ci!), veste et bien sûr un kimono, le vêtement qui n’a pas quitté les blogueuses françaises de l’été!

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Le défi Redress: 365 jours de fringues d’occasion!

[English translation available at the end]

Il y a des femmes qui inspirent. Christina Dean, qui donnait une conférence hier au K11 art mall fait partie de celles-ci. Christina a fondé l’association « Redress » à Hong Kong en 2007. A l’origine elle ne se destinait pas du tout à donner des conférences devant tous les principaux acteurs de la mode ou papoter avec Bernard Arnault (ndlr: le pdg de LVMH), à l’origine, elle était dentiste à Londres, et allait chez H&M faire son shopping le week-end comme vous et moi. Lire la suite

Le label GOTS

(Je m’excuse pour la bien piètre illustration de cet article, mais je ne suis jamais allée dans un champ de coton, du coup j’ai pris une photo du bois de Boulogne… On fait avec ce qu’on trouve!)

Après Oeko-Tex, on poursuit notre tour du monde des labels et certifications, avec le label GOTS! Le label GOTS on le voit un peu partout, mais qu’est ce qu’il garantit exactement?

En gros, il te dit que ton produit, il est composé au minimum de 95% de produit biologique (reconnu par les autorités locales mais aussi par les autorités du pays dans lequel le produit fini est vendu). Mais pas que. L’ajout de produits chimiques, par exemple pour la teinture, est limité, certains produits toxiques (genre métaux lourds) sont bannis. Mais aussi, l’usine de production doit respecter un certain nombre de normes environnementales, particulièrement pour le traitement des eaux usées (Vous aviez entendu parler de cette rivière en Chine mystérieusement devenue toute rouge en une nuit?), la consommation de l’eau, de l’énergie. Et sociales. Comme l’interdiction du travail des enfants (ça nous semble évident chez nous, mais dans certains pays, c’est malheureusement encore courant), du travail forcé, mais aussi assurer une rémunération correcte et des conditions de travail acceptables.

Des organismes de certification indépendants sont chargés d’auditer les entreprises qui souhaitent obtenir ce label. Après, un label ça ne fait pas tout. Un label de nos jours, c’est surtout très vendeur. Surtout celui de « coton bio », parce que ça fait du bien à la conscience, et on se dit que ça ne peut qu’être bon pour notre peau ou celle de nos enfants. Mais il faut quand même faire attention, certains produits « bio » sont de mauvaise qualité, super mal teints (il faut bien rattraper le manque à gagner quelque part!), et vous déteindront dessus à la première goutte de sueur. Le fait que le coton soit bio ne vous garantit pas que la teinture est aussi bonne pour vous!

Aussi, ce n’est pas parce que la société n’est pas dans le répertoire GOTS qu’elle ne respecte pas l’environnement, ou ses travailleurs, loin de là. Ça peut tout simplement vouloir dire que remplir des tonnes de paperasse, ça la soule et qu’elle n’a pas que ça à faire, surtout quand la société est de toutes façons connue pour faire des produits d’une excellente qualité, et n’a plus rien a prouver! On peut donner l’exemple de la maison familiale Stragier, implantée en Belgique, qui se fournit en lin du nord de la France (ou de la Belgique), dont le bâtiment est une éco-construction ou encore qui utilise des poêles autrichiens à haut rendement pour le chauffage. Aucune de ces infos n’est trouvable sur leur site.

Sur une autre thématique, celle des légumes, je discutais l’autre jour avec le maraîcher qui possède la Dragontail Farm à Mui Wo (pour ceux qui habitent à Hong Kong), il n’a pas de certification bio, parce que ça représente une tonne de paperasse, et ça le soule. Son temps il le passe à cultiver ses légumes, à essayer de lutter contre les insectes, limaces ou mauvaises herbes diverses et variées dans son champs. Mais ses légumes sont excellents, ressemblent à ceux du jardin de ma mère, petits, non calibrés, parfois même pré-grignotés, probablement le meilleur signe qu’en effet il n’utilise pas de pesticide. Quand je compare avec l’Ecofarm du « Docteur Chief Farmer Lam » (aka le Chuck Norris des fermiers) qui truste le marché du panier de légume/fruit bio à Hong Kong, le contraste est saisissant. Chez Ecofarm (providence farm), tout est dans la communication, et on en rajoute sur les bienfaits des légumes bios à grand renfort de mots compliqués (que nous pauvres mortels ne pouvons pas comprendre), on brandit les merveilleux certificats organico-ecorcerto-bio et on en fait des tonnes sur la culture méga intelligente dans leur ferme (c’est pour ça que les insectes ont peur et que même les orages font demi-tour). Après 3 newsletters soulantes (pourtant tu te rappelles bien avoir coché la case « non je ne veux pas de nouvelles ») où on te rappelle que tu n’as pas commandé cette semaine et qu’il faut vite vite le faire avant que les stocks disparaissent, t’en peux plus, et tu réalises que vraiment, le bio c’est devenu parfois un méga-outil marketing!

Enfin, revenons au sujet qui nous préoccupait, pour en savoir plus, vous pouvez directement vous rendre sur leur site ou visionner leur petit film. Je ne vais pas recopier toutes leurs infos ici, ça n’aurait guère d’intérêt 😉

Et si vous recherchez une société qui imprime/tisse/teint/ [n’importe quelle étape du processus de fabrication]/produit des tissus/fringues labellisés GOTS? Vous pouvez faire vos recherches directement sur leur site.

Petite liste quand même pour vous de quelques fabricants de tissus certifiés GOTS en France Lire la suite

Oeko-Tex ® kézako?

En tant que consommateur ce n’est pas toujours facile de consommer responsable. Déjà qu’est-ce que ça veut vraiment dire responsable à l’époque de l’ultra-mondialisation? Est-ce qu’on parle d’un vêtement produit dans le respect de l’environnement, genre coton biologique, teinture à faible impact et autres? Ou d’un vêtement qui a été produit dans des conditions de travail respectueuses de l’être humain quelque part à l’autre bout du monde? Ou dans une usine qui gère bien ses déchets textiles? Le mot responsable est un gros fourre-tout et pas évident de s’y retrouver.

Par exemple, initialement j’ai décidé de faire ce blog pour des raisons éthiques. Parce que je ne suis pas d’accord avec les conditions dans lesquelles la plupart de nos vêtements sont fabriqués et que je ne souhaite plus contribuer à ce système. Mais bien évidemment je suis aussi sensible à l’environnement même si je trouve que souvent la promotion du coton biologique par certaines grosses marques tient plus de l’argument marketing que d’une véritable préoccupation par rapport à l’environnement. En effet proposer des vêtements qui sont sans danger pour le consommateur et sa peau, c’est plus vendeur que des vêtements qui ont été faits dans des bonnes conditions par des gens que de toutes façons on ne connait pas. Après tout qu’est-ce qu’une mini-ligne « made in Bangladesh » sur l’étiquette, on ne la remarque même pas.

Mais revenons à la question initiale, comment consommer responsable? La certification Oeko-Tex ® (Association Internationale pour la Recherche et le Contrôle dans le Secteur de l’Écologie Textile) peut peut-être vous aider sur ce point. Oeko-Tex c’est un organisme international de vérification et de certification dans le textile. Cet organisme propose principalement 2 certifications, l’une pour l’écologie « humaine », l’autre pour l’écologie « de production »:

  • La certification Oeko-Tex ® standard 100, celle-ci vérifie que le vêtement est sans danger pour le consommateur (écologie « humaine »), Petit-Bateau par exemple  est certifie Oeko-Tex ® standard 100, ça veut dire que leurs vêtements sont, selon les standards définis par Oeko-Tex ® sans danger pour la peau de bébé (les standards ne sont pas les mêmes pour un body pour bébé ou pour un pardessus pour adulte). Par contre ça ne veut pas forcément dire que leur vêtements sont fabriqués dans des bonnes conditions. Pour cela il y a le label STeP by Oeko-Tex ®;
  • Le label STeP (Sustainable Textile Production) by Oeko-Tex ® se préoccupe de tout ce qu’il y a en amont, du côté production, celui-ci vérifie les conditions de fabrication: est-ce que l’usine pollue? Est-ce que l’usine utilise des machines eco-friendly? Est-ce que l’usine a mis en place des normes de sécurité? Est-ce que les ouvriers textiles travaillent dans des conditions acceptables? etc.etc. En cliquant sur le lien ici vous pourrez visionner une petite vidéo qui explique simplement en quoi consiste le label  STeP. Je dois vous avouer par contre que je n’ai pas encore lu les 158 pages qui décrivent les standards STeP!
  • Et en fait je rajoute un 3ème point car maintenant il existe le label « made in green » qui couvre à la fois le côté social et environnemental et qui regroupe en gros les 2 certifications citées juste avant. C’est plus simple pour le consommateur de s’y retrouver comme ça! La petite vidéo ici vous explique tout simplement comment ça marche.

OEKO-TEX_MADEINGREEN

Pour aller plus loin, voici quelques liens pour Oeko-Tex ®, Made in Green by Oeko-Tex ® et STeP by Oeko-Tex ®. Vous pouvez chercher sur le site Oeko-Tex sous l’onglet « consommateur » une marque en particulier pour regarder si elle détient un de leur label. Le site de Made in Green quant à lui vous explique comment le label marche, et comment tracer toutes les étapes de la fabrication du vêtement que l’on souhaite acheter. Je ne l’ai pas encore essayé mais dès que j’essaie promis, je partage avec vous!

http://www.madeingreen.com/

https://step.oeko-tex.com/en/step/step_home/home.html

https://www.oeko-tex.com/fr/consumers/consumers.xhtml